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Autre Champignol-lez-Mondeville

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Chapelle de Mondeville, 12e siècle La chapelle Notre-Dame de l’Annonciation est le dernier vestige du site de Mondeville dont la dernière maison a été détruite en 1825. Le nom de cette localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1121. Une décennie plus tard, en 1146, saint Bernard, se rendant à Ville-sur-Arce, s’est arrêté à Mondeville et y aurait guéri un vieil infirme.

Chapelle de Mondeville, 12e siècle

La chapelle Notre-Dame de l’Annonciation est le dernier vestige du site de Mondeville dont la dernière maison a été détruite en 1825.

Le nom de cette localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1121. Une décennie plus tard, en 1146, saint Bernard, se rendant à Ville-sur-Arce, s’est arrêté à Mondeville et y aurait guéri un vieil infirme.

Dès l’année suivante, Mondeville est déclaré comme paroisse et doit donc, de ce fait, posséder un lieu de culte. Cet édifice devait correspondre à la dernière travée de la nef et au cœur de l’actuelle chapelle.

Dans le second quart du 13e siècle, une campagne de travaux ajouta deux nouvelles travées afin de prolonger l’édifice vers l’ouest avant une restauration complète menée en 1983 par l’action conjointe de la municipalité, des paroissiens incités par l’abbé Zeltz et du service des Monuments Historiques., 

L’édifice passe pour être l’unique vestige claravalien de l’époque de Bernard, qui témoigne de l’architecture Bernardine », avec un dénuement extrême, une pureté des lignes, simplicité des volumes, son chevet plat, et ses voutes sur croisé d’ogives. 

Tour de l’ancienne maison seigneuriale de l’abbaye de Clairvaux, 13e siècle

La tour de Champignol est l’unique vestige d’une maison seigneuriale qui appartenait à l’abbaye de Clairvaux. L’abbaye s’étant rendu acquéreur au début du 13e siècle des terres et droits de la seigneurie de Champignol, par achats ou dons, elle décida de les mettre en valeur par plusieurs établissements dont des granges et une maison seigneuriale. On trouvait dans cette dernière un corps de logis, une grange pour conserver les récoltes faites sur les terres dépendant de la maison et pour entreposer les redevances, ainsi qu’une écurie, un pressoir et un four banal.

L’élément marquant des lieux était la tour qui représentait le symbole de la puissance seigneuriale. Elle a été édifiée dans les années 1220-1230 pour servir de prison ainsi qu’en témoignent les deux portes de sa face sud qui ne s’ouvraient que depuis l’extérieur. La fonction carcérale qui est attestée jusqu’en 1700 a dû disparaître au cours du 18e siècle lors de la construction d’un auditoire au sein même de l’abbaye.

Elle mesure une dizaine de mètres jusqu’au faîtage et présente un plan carré de 7 mètres de côté. Elle est bâtie en moellons calcaires avec chaînes d’angle en pierre de taille. Ses faces sont orientées aux quatre points cardinaux et elle comporte trois niveaux :

– une cave voûtée en plein-cintre vraisemblablement creusée aux 18e ou 19e siècles

– un rez-de-chaussée accessible par une porte à arc surbaissé s’ouvrant par l’extérieur avec système de condamnation par poutre coulissant à l’intérieur du mur. Sa face ouest est percée d’une baie étroite à ébrasement intérieur et un escalier tournant en bois récent permet l’accès à l’étage

– un étage qui comporte des baies identiques à celles du rez-de-chaussée dont certaines obturées et des latrines en encorbellement avec leur banquette d’origine, et la face sud une porte étroite qui s’ouvrait à l’origine depuis l’extérieur.

L’ensemble est couvert par une charpente à double enrayure couverte en tuile plate.

La tour de Champignol est la seule conservée pour le 13e siècle sur les possessions seigneuriales de l’abbaye de Clairvaux et, de par sa fonction carcérale, est unique dans la région. Ce type de tour est également très rare à l’échelle nationale.

Devant l’intérêt patrimonial évident de cette construction, le service des Monuments historiques a procédé à son inscription sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques le 26 avril 2010.

Eglise Saint Laurent, 18e siècle

L’ancienne église de Champignol-lez-Mondeville se situait au même emplacement que l’actuelle mais elle était, comme de coutume, orientée, c’est-à-dire que son chœur était dirigé vers l’est.

La communauté villageoise décida en 1756 la réédifier et fit appel à l’architecte de Chaumont François Maupérin pour en donner les plans et devis. 

Le chœur relevant de l’abbaye de Clairvaux en sa qualité de décimateur (collecteur des dîmes soit l’impôt en nature prélevé sur les productions agricoles), les religieux firent également dresser plans et devis pour cette partie.

Les travaux de gros-œuvre de la nef débutèrent en 1764 sous la conduite de l’entrepreneur Aubert de Clairvaux et s’achevèrent l’année suivante. Vinrent ensuite ceux de l’aménagement intérieur par l’installation du mobilier. En 1765 furent ainsi commandés au serrurier Leseurre de Clairvaux l’appui de communion fermant le chœur et, le surplombant, la poutre de gloire, tous deux en fer forgé. On fit également marché avec le sculpteur langrois Jayet pour les deux autels latéraux et la chaire à prêcher qui furent livrés en 1769.

L’édifice étant terminé et apte à accueillir les célébrations du culte, Jean Antoine de Nogent, vicaire général de l’évêque de Langres, procéda à sa bénédiction le 14 avril 1771 en présence du curé Pernet et de Joüet, doyen de Bar-sur-Aube.

Un élément important du mobilier vint par la suite compléter l’ameublement. Il s’agit du retable du maître-autel dont l’abbaye de Clairvaux fit présent à la communauté en 1778. La même année on réalisa la croix de mission en bois située à l’extérieur, à gauche du clocher.

L’édifice se compose d’une nef de cinq travées à trois vaisseaux d’égale hauteur